05/01/2015 - CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) - Dépendance
Accompagnement des malades Alzheimer et de leurs (...)

Accompagnement des malades Alzheimer et de leurs aidants : l’activité des structures d’accueil en 2013

Accompagnement des malades Alzheimer et de leurs (...)

La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), en partenariat avec la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) et le Centre régional pour l’enfance et l’adolescence inadaptées-Observatoire régional de la santé Languedoc-Roussillon (CREAI–ORS Languedoc-Roussillon), ont actualisé les données d’activité 2013 des structures d’accueil qui accompagnent les malades d’Alzheimer et leurs aidants.

Le panel de structures interrogées pour cette évaluation est composé :

- des accueils de jour,
- des structures d’hébergement temporaire,
- des pôles d’activité et de soins adaptés (PASA) en EHPAD,
- des unités d’hébergement renforcées (UHR),
- et des équipes spécialisées Alzheimer avec les chiffres 2013.

L’analyse des données de près de 3 569 structures a été réalisée sur un ensemble de 4 390 structures médico-sociales interrogées entre mai et juillet 2014.

Les tendances constatées confirment globalement celles des années précédentes :

- Une équipe spécialisée Alzheimer a accompagné en moyenne 56 patients à un stade précoce de leur maladie en 2013. La durée de prise en charge moyenne est de 14 semaines. Dans la majorité des cas, les malades font appel à une équipe spécialisée Alzheimer sur prescription de leur médecin généraliste (54,7 % en 2013 contre 60,5 % en 2012) ou de consultations mémoires hospitalières (36,7 % en 2013 contre 31,5 % en 2012). Les professionnels qui les accompagnent mobilisent les capacités restantes des personnes pour favoriser leur maintien à domicile.

- Un accueil de jour reçoit en moyenne 27 personnes âgées différentes par an, pendant 42 jours au cours desquels il leur est proposé des activités thérapeutiques ou de socialisation de façon, là encore, à leur permettre de rester à domicile. Les accueils de jour veillent chaque année davantage à faciliter les conditions d’accès en organisant le transport des personnes de leur domicile à l’établissement. Ils poursuivent le développement d’activités en direction des aidants familiaux et développent de plus en plus de partenariats (+25 % depuis 2010), en particulier avec les CLIC et les réseaux gérontologiques afin de se faire connaître d’eux.

- Les structures d’hébergement temporaire répondent à deux besoins principaux, conformément à leurs missions : en premier lieu et majoritairement, le répit pour les aidants durant les périodes de vacances ; vient ensuite la préparation à l’entrée dans un établissement d’hébergement permanent. Une structure d’hébergement temporaire a reçu en moyenne, en 2013, près de 20 personnes âgées différentes. Chaque personne a fait entre un et deux séjours dans l’année, pour une durée moyenne de cinq semaines.

- Un PASA a reçu en moyenne 31 personnes différentes en 2013. Dans les PASA ayant répondu à l’enquête, 6 256 résidents sont sortis des PASA (55 %) pour rejoindre une autre unité en raison de l’aggravation de leur situation ou sont décédés, soit une augmentation notable de plus de 60 % par rapport à 2012 (4 041 résidents sortis). Les PASA, composés pour moitié d’assistants de soins en gérontologie, prennent en charge des résidents présentant des troubles du comportement de niveau modéré, conformément aux critères d’orientation et d’admission. La majorité des PASA proposent des ateliers de stimulation cognitive ou de la mémoire à leurs résidents.

- Une UHR a pris en charge, en 2013, près de 21 personnes souffrant de troubles sévères et perturbateurs du comportement. Là encore, l’étude confirme que les personnes correspondent bien aux critères d’admission. Les principaux motifs de sortie sont la perte d’autonomie motrice (29,7 %) et la réduction des troubles (28,8 %). Dans près de 90 % des cas, les UHR déclarent avoir développé un partenariat, le plus fréquemment avec une filière gériatrique ou une consultation mémoire.

Dans les pages suivantes, des fiches plus détaillées résument ce qu’il faut retenir pour chaque structure médico-sociale.

Le rapport complet est disponible sur le site de la CNSA et sur celui de la DGCS.

À noter : le rapport « Évaluation du plan Alzheimer 2008-2012 » du Professeur Joël Ankri et de Christine VAN BROECKHOVEN est disponible en cliquant ici

Repères

- Équipe spécialisée Alzheimer (ESA) : constituées d’ergothérapeutes, de psychomotriciens et d’assistants de soins en gérontologie, les équipes spécialisées Alzheimer réalisent, sur prescription médicale, 12 à 15 séances de réhabilitation et d’accompagnement. L’enjeu est de permettre aux malades, à un stade léger ou modéré, d’utiliser leurs capacités restantes pour apprendre à faire autrement des actes de la vie quotidienne auxquels ils tiennent particulièrement et de favoriser ainsi leur maintien à domicile.

- Accueil de jour : l’accueil de jour s’adresse prioritairement aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, au stade léger à modéré de la maladie, et aux personnes âgées en perte d’autonomie physique qui sont désireuses et en capacité de bénéficier d’un projet de soutien à domicile. Il a pour objectif de leur permettre de rester le plus longtemps possible dans leur cadre de vie habituel. Il s’agit de préserver la socialisation des personnes accueillies, dans le but de maintenir, stimuler, voire restaurer partiellement leur autonomie et de permettre une bonne qualité de vie à domicile.

- Hébergement temporaire : l’hébergement temporaire peut constituer une réponse aux besoins des personnes âgées dépendantes et de leurs proches, notamment en cas de besoin de répit de l’aidant dans le cadre d’un maintien à domicile ; d’une étape dans le parcours de la personne âgée lors de situations d’urgence qui peuvent déboucher sur un retour au domicile ou sur une entrée en EHPAD ; de la préparation à l’entrée en EHPAD. Il peut également constituer une réponse aux besoins de personnes âgées valides si elles sont isolées (période d’hiver…) ou lors de travaux d’adaptation de leur logement.

- Pôle d’activité et de soins adaptés (PASA) : les PASA proposent, en EHPAD, pendant la journée, aux résidents souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée avec des troubles du comportement modérés — perturbateurs (agitation, déambulation…) ou non perturbateurs (apathie, dépression…) — des activités sociales et thérapeutiques avec des professionnels formés (ergothérapeute, psychomotricien et assistants de soins en gérontologie), au sein d’un espace de vie spécialement aménagé et bénéficiant d’un environnement adapté à leurs besoins.

- Unité d’hébergement renforcée (UHR) : les UHR proposent un hébergement, des soins et des activités adaptées avec des professionnels formés (ergothérapeute, psychomotricien et assistants de soins en gérontologie), à des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée avec des troubles sévères et perturbateurs du comportement.

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