22/01/2014 - Mis à jour : 04/02/2014 - Textes juridiques - Maladie
Décret n° 2013-1260 du 27 décembre 2013 portant (...)

Décret n° 2013-1260 du 27 décembre 2013 portant modification des conditions d’ouverture de droit aux prestations en nature et en espèces des assurances maladie, maternité, invalidité et décès

Publics concernés : travailleurs salariés ou assimilés et assurés bénéficiant d’un maintien des droits aux prestations des assurances maladie, maternité, invalidité et décès.

Objet : assouplissement des conditions d’ouverture et de maintien des droits aux prestations des assurances maladie, maternité, invalidité et décès afin de tenir compte de la précarisation sur le marché du travail.


Entrée en vigueur :
le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Notice : pour avoir droit aux prestations des assurances maladie, maternité, invalidité et décès, l’assuré doit justifier d’une contribution minimale, exprimée soit en montants de cotisations acquittées, soit en nombre d’heures travaillées. Le décret allège les conditions annuelles d’ouverture du droit aux prestations en nature en ramenant les conditions exprimées en heures travaillées ou en « assiette cotisée » de respectivement 1 200 heures ou 2 030 SMIC à 400 heures ou 400 SMIC. Il procède également à une simplification des conditions d’accès aux indemnités journalières au-delà du sixième mois d’arrêt de travail, ainsi qu’à l’assurance invalidité.
Par ailleurs, le texte étend la durée des droits aux prestations en nature, dès lors que les conditions d’ouverture sont remplies, à trois ans au total (deux ans de droits et un an de maintien des droits) contre deux ans actuellement (un an de droits et un an de maintien des droits). Il étend également à dix-huit mois la durée pendant laquelle sont présumées remplies les conditions d’ouverture de droit aux prestations en nature pour les travailleurs salariés ou assimilés entrant dans un régime obligatoire d’assurance maladie et maternité ou reprenant une activité salariée ou assimilée.
Le décret apporte enfin une modification aux règles d’affiliation à la couverture maladie universelle en rendant inopposable le délai de trois mois de résidence en France aux volontaires internationaux ayant effectué une mission à l’étranger dans le cadre du service national universel et qui, lors de leur retour en France, ne sont pas assurés à un autre titre (soit au titre de l’exercice d’une activité professionnelle, soit en tant qu’ayants droit), ce qui leur permettra de bénéficier sans délai de la protection sociale au travers de la couverture maladie universelle de base.

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