Depuis un
certain temps, circule sur Internet le texte
joint ci-dessous indiquant qu’une grande part
des ressources de la sécurité sociale, en
particulier divers impôts et taxes, ne lui serait
pas versée. Il dénonce également des
retards de paiement de la part de l’Etat et des entreprises.
La Direction de la sécurité sociale tient
à apporter des éclairages sur les différentes
allégations de ce document.
Des compléments peuvent être trouvés
dans les rapports de la Commission des comptes de la sécurité
sociale (notamment la fiche 6-2 du rapport
de juin 2009, et les fiches 3-4 et 3-5 du rapport
d’octobre 2009).
1) Qui décide quels impôts sont affectés
à la sécurité sociale ?
C’est la loi votée par le Parlement. Dans
la plupart des cas, les textes prévoient que la recette
est totalement affectée à la sécurité
sociale ; dans un petit nombre de cas, elle reste partagée
entre l'Etat et la sécurité sociale, cette
dernière ne bénéficiant que d’un
pourcentage fixé par la loi du total des montants
recouvrés.
2) Qu’en est-il des impôts mentionnés
dans le texte ?
- « Une partie des taxes sur le tabac destinée
à la Sécu n’est pas reversée
(7,8 Md€) »
Faux : Une fraction de 95,83 % du droit
de consommation sur les tabacs est attribuée à
la sécurité sociale et lui est intégralement
versée par les services fiscaux (9,8 Md€ en
2009). Le fonds de solidarité qui finance l’allocation
attribuée aux demandeurs d’emploi n’ayant
plus droit à l’allocation chômage bénéficie
de 1,25 % (130 M€ en 2009). Seule, une fraction de
2,92 % est conservée par l’Etat.
- « Une partie des taxes sur l’alcool destinée
à la Sécu n’est pas reversée
(3,5 Md€) »
Faux : L’ensemble des taxes perçues
sur les alcools participe au financement de la sécurité
sociale, en l’occurrence le régime des exploitants
agricoles. Le montant global a atteint 3,2 Md€ en 2009.
- « Une partie des primes d’assurances automobiles
destinée à la Sécu n’est pas
reversée (1,6 Md€) »
Faux : La taxe sur les primes d’assurances
automobiles est recouvrée par les Urssaf et conservée
par la sécurité sociale. Cette taxe contribue
à la compensation des allègements généraux
de cotisations et contributions de sécurité
sociale accordés aux entreprises ; son rendement
a été de 950 M€ en 2009.
- « La taxe des industries polluantes destinée
à la Sécu n’est pas reversée
(1,2 Md€) »
Vrai : La taxe sur les activités
polluantes a certes été affectée pendant
quelques années (de 2000 à 2005) à
la sécurité sociale, mais la loi l’a
réattribuée à l’agence de l’environnement
de la maîtrise de l’énergie (ADEME).
On ne peut pas considérer qu’elle ait par nature
vocation à financer les régimes sociaux.
- « La part de la TVA destinée à la
Sécu n’est pas reversée (2,0 Md€)
»
Faux : La sécurité sociale
bénéficie de l’intégralité
des recettes de TVA prévues par la loi à savoir
les sommes perçues sur les produits pharmaceutiques,
sur les tabacs et sur les alcools pour un montant global
de 8,4 Md€ en 2009.
3) Est-ce que les impôts affectés
à la Sécurité sociale sont bien reversés
aux caisses concernées ? Dans quels délais
?
Les services fiscaux de l’Etat sont chargés
du recouvrement de certaines des taxes affectées
à la sécurité sociale : les services
de la Direction générale des douanes et des
droits indirects recouvrent par exemple les droits de consommation
sur les tabacs.
Dans ce cas, les montants perçus sont effectivement
versés dans les jours qui suivent leur recouvrement
auprès du redevable. Les modalités de versement
sont précisées dans des conventions liant
les services fiscaux et les régimes de sécurité
sociale.
4) De quelle ampleur sont les retards de paiements
à la sécurité sociale de la part de
l’Etat et des entreprises ?
- Les entreprises, en tant qu’employeurs, doivent
acquitter des cotisations de sécurité sociale.
Des difficultés financières peuvent parfois
générer des retards, voire des défauts
de paiement. Les nouvelles créances sur cotisants
représentaient, pour le régime général,
3,3 Md€ au 31 décembre 2008 sur les 208 Md€
dus, soit un taux de « restes à recouvrer
» de 1,55 %. Ce taux était inférieur
à 1,3 % au cours des 4 années précédentes.
L’augmentation constatée en 2008 tient à
l’impact de la crise sur la santé des entreprises
: certaines ont pris du retard dans le paiement de leurs
cotisations, d’autres ont bénéficié
de délais de paiement accordés par les organismes
de recouvrement conformément aux recommandations
du Gouvernement. Les chiffres 2009 ne sont pas encore
connus.
- Afin de favoriser l’emploi de certains publics
ou dans certains secteurs économiques, l’Etat
a décidé de les exonérer d’une
partie de leurs cotisations sociales. Le manque à
gagner pour la sécurité sociale est alors
intégralement pris en charge par le budget de l’Etat.
Ce dernier rembourse également, à l’euro
près, les prestations que les caisses de sécurité
sociale versent pour son compte, telles que l’allocation
pour adultes handicapés. Ces remboursements ont
certes connu des retards significatifs au cours des dernières
années ; mais un effort important a été
consenti par l’Etat depuis 2008 pour honorer les
sommes dues et éviter la reconstitution de nouvelles
dettes. Globalement, les sommes restant dues par l’Etat
passeront de 3,5 Md€ fin 2008, à environ 600
M€ en ce début d’année 2010 après
les versements prévus par la loi de finances rectificative
pour 2009.
5) Dans quelle mesure ces retards de paiement affectent-ils
les comptes de la sécurité sociale ?
- En tant que tels, les retards de paiement n’ont
qu’un impact limité sur les comptes de la
sécurité sociale et qui est seulement lié
au financement en trésorerie de ces décalages.
Au total, on peut estimer que les charges financières
spécifiquement liées aux retards s’élèvent
tout au plus à quelques millions d’euros.
- Ce n’est que lorsqu’il y a non retard mais
défaut de paiement de la part du cotisant que les
régimes subissent une perte de recettes qui pèse
directement sur leurs comptes. Un tel risque n’existe
évidemment que pour les entreprises, en particulier
lorsqu’elles cessent leur activité, après
que l’ensemble des voies de recouvrement ont été
épuisées, et aucunement pour l’Etat.
En 2008, l’ensemble des opérations afférentes
aux créances sur cotisants (provisions, annulations
de créance) a pesé sur le déficit
comptable du régime général de la
sécurité sociale pour un montant de 2,4
Md€, soit 1,5 % des cotisations. Ce chiffre est plus
important que les années précédentes
en raison de la crise économique (ainsi il n’était
que de 1,6 Md€ en 2007). Les chiffres 2009 ne sont
pas encore connus.
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L'ASSURANCE
MALADIE
50 secondes de lecture à couper le souffle.
Pour
combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants
ont trouvé que le mieux, c'était encore de
nous faire payer...
a - Dorénavant, sur une consultation médicale,
nous versons 1 euro,
b - Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie
....
c - Nous devons consulter un généraliste avant
de voir un spécialiste ...
d - Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes
de 18 euro de notre poche,
e - Taxe de 0,50c sur les boites
f - etc.......
Toutes
ces mesures sont destinées à combler le fameux
trou qui est à ce jour de 11 milliards. Or, savez-vous
que :
1°)
Une partie des taxes sur le tabac, destinée à
la Sécu , n'est pas reversée. 7.8 milliards
2°) Une partie des taxes sur l'alcool, destinée
à la Sécu , n'est pas reversée..3.5
milliards
3°) Une partie des primes d'assurances automobiles destinée
à la Sécu , n'est pas reversée 1. 6
milliards
4°) La taxe sur les industries polluantes destinée
à la Sécu , n'est pas reversée 1,2
milliards
5°) La part de TVA destinée à la Sécu
n'est pas reversée. 2.0 milliards
6°) Retard de paiement à la Sécu pour
les contrats aidés 2.1 milliards
7°) Retard de paiement par les entreprises 1.9milliards
En
faisant une bête addition, on arrive au chiffre de
20 milliards d'euros.
Conclusion
: si les responsables de la Sécu et nos gouvernants
font leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune
des institutions reverse ce qu'ils doivent chaque année
, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui
9 milliards d'excédent!!! !.
Ces
chiffres ne sont pas inventés vous pouvez les consulter
sur le site de la sécu ; ils sont issus du rapport
des comptes de la Sécu.
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