I - LES RECETTES LES PLUS IMPORTANTES
Le système français de sécurité sociale est
financé en grande partie par les cotisations assises sur la rémunération
des salariés ou le chiffre d'affaires des professions non salariées.
Les nouvelles politiques de financement ont cherché à élargir
cette assiette en prenant en compte l'ensemble des revenus des ménages
tandis que les politiques en faveur de l'emploi conduisaient à alléger
le poids des cotisations sur les bas salaires.
Les recettes des régimes de sécurité sociale peuvent
se répartir selon les grandes catégories suivantes en 1999
:
- Les " cotisations effectives " (57 % des recettes totales)
représentent les cotisations versées par les assurés
et les employeurs aux organismes de Sécurité sociale.
- Les " cotisations fictives " (8,3 % des recettes) correspondent
dans les régimes employeurs (SNCF, RATP, EDF, ...) au financement
par l'employeur du régime qu'il gère. En effet, l'employeur
est tenu d'assurer l'équilibre du régime.
- Les " contributions publiques " (3% des recettes) représentent
les versements directs de l'Etat :
- subventions d'équilibre à certains régimes
spéciaux,
- contributions mises à sa charge par la réglementation,
- remboursement de prestations ou d'allocations versées par
les régimes pour son compte.
Les " impôts et taxes affectés " (18,8 % des recettes)
intègrent les divers prélèvements de nature fiscale
, contributions et taxes affectées au financement de la sécurité
sociale. Les plus importantes sont :
- la contribution sociale généralisée (CSG), assise
sur l'ensemble des revenus des ménages, et qui concourt au financement
de l'assurance maladie , des prestations familiales et du Fonds de solidarité
vieillesse (FSV),
- la contribution sociale de solidarité des sociétés
(CSSS).
En revanche, ce poste n'intègre pas la contribution au remboursement
de la dette sociale (CRDS), affectée à la Caisse d'amortissement
de la dette sociale (CADES). Cette caisse n'est pas considérée
comme un organisme de sécurité sociale. C'est un établissement
financier.
II - LE RECOUVREMENT
Les cotisations des salariés sont précomptées et payées
directement par les entreprises. Les employeurs et les travailleurs indépendants
doivent accomplir les formalités administratives (déclaration)
et le règlement des cotisations.
L'organisme chargé du recouvrement dispose des prérogatives
de puissance publique et peut mettre en œuvre des procédures
de recouvrement forcé. Parallèlement, les droits et les garanties
de l'entreprise débitrice, usager du service public, sont assurés
par :
- la personnalisation des relations entre les organismes et les cotisants,
les droits et obligations de ces derniers étant précisés
dans une charte du cotisant
- une sécurité juridique accrue et un renforcement de la
procédure contradictoire,
- l'amélioration du service rendu et une démarche active
de simplification de procédures.