L'assurance maladie prend en charge :
- Les frais de médecine générale et spéciale,
- Les frais de soins et de prothèses dentaires,
- Les frais pharmaceutiques et d'appareillage,
- Les frais d'analyses et d'examens de laboratoire,
- Les frais d'hospitalisation et de traitement lourds dans les établissements
de soins, de réadaptation fonctionnelle et de rééducation
ou d'éducation professionnelle,
- Les frais d'examen prénuptial,
- Les frais afférents aux vaccinations dont la liste est fixée
par arrêté,
- Les frais relatifs aux examens de dépistage effectué dans
le cadre de programmes de santé publique,
- Les frais d'hébergement et de traitement des enfants ou adolescents
handicapés dans les établissements d'éducation spéciale
et professionnelle, Les frais de transport des malades dans des conditions
et limites tenant compte de l'état du malade et du coût du
transport.
En cas d'arrêt-maladie, l'assurance maladie octroie, quand la législation
le prévoit, des indemnités journalières à l'assuré
qui se trouve dans l'incapacité physique constatée par le médecin
traitant de continuer ou de reprendre le travail.
L'indemnité journalière est égale à une fraction
du gain journalier de base et est majorée en fonction du nombre d'enfants
à charge.
Dans la plupart des régimes, les caisses maladie gèrent aussi,
lorsqu'ils existent les risques :
- Maternité : prise en charge des examens pré et postnataux
et octroi d'indemnité journalière pendant le congé
de maternité
- Invalidité : octroi d'une pension lorsque l'assuré présente
une invalidité réduisant sa capacité de travail ou
de gains dans des proportions déterminées.
- Décès : paiement d'un capital égal à un multiple
de gain journalier de base en cas de décès de l'assuré,
II - LES MODALITÉS DE PRISES EN CHARGE
Pour une prise en charge par l'assurance maladie,
les soins et produits doivent remplir deux conditions :
- Etre dispensés par un établissement public ou privé
autorisé ou un praticien ou personnel paramédical dûment
habilité à exercer,
- Figurer dans la nomenclature des actes professionnels ou sur la liste
des médicaments et produits remboursables.
L'assurance maladie intervient sur la base de tarifs fixés par convention
ou d'autorité. Tout dépassement par rapport à ces tarifs
est à la charge de l'assuré ou d'une protection complémentaire.
Tel est le cas notamment pour les médecins qui ont opté pour
le secteur conventionnel 2 et qui pratiquent des tarifs supérieurs
au tarif conventionnel. L'assurance maladie ne prend pas en charge la totalité
de la dépense dans la limite des tarifs servant de base au calcul des
prestations.
Une participation (ticket modérateur) est laissée à la
charge de l'assuré. Elle peut être proportionnelle ou forfaitaire
et varier selon les catégories de prestations. Toutefois, cette participation
est limitée ou supprimée pour les soins les plus coûteux
notamment en cas d'hospitalisation ou lorsque le bénéficiaire
a été reconnu atteint d'une affection comportant un traitement
prolongé et une thérapeutique particulière coûteuse.
Cette participation ne doit pas être confondue avec le forfait journalier
exigé en cas de séjour en établissement non pris en charge
par l'assurance maladie.
En principe, l'assuré est tenu de faire l'avance des frais, la sécurité
sociale remboursant ensuite à l'assuré. Toutefois, il existe
de nombreuses conventions de " tiers-payant " prévoyant le
paiement direct pour la caisse au prestataire de service.
III - LES BÉNÉFICIAIRES
L'assurance maladie reste marquée par
son histoire et le régime dont dépend un assuré dépend
de son activité professionnelle présente ou passée Toutefois,
pour les personnes ne remplissant pas les conditions d'affiliation à
un régime sur la base professionnelle mais résidant en France
depuis au moins trois mois en situation régulière, il existe
une couverture maladie universelle (voir IV).
L'assuré ouvre droit aux prestations en nature de l'assurance maladie
et maternité à :
- Son conjoint, concubin ou pacsé lorsqu'il ne bénéficie
pas d'un régime de protection sociale,
- Les enfants à sa charge ou à la charge de son conjoint,
concubin, pacsé jusqu'à 20 ans maximum.
- Toute personne à la charge effective et permanente de l'assuré
ne bénéficiant pas d'un régime de protection sociale.
IV - LA COUVERTURE MALADIE UNIVERSELLE
La loi du 27 juillet portant création d'une couverture maladie universelle
met en place à compter du 01 janvier 2000 deux droits fondamentaux
pour l'accès aux soins :
- Un droit immédiat à l'assurance maladie pour toute personne
en résidence stable et régulière sur le territoire,
aussi bien métropolitain que dans les DOM ;
- Un droit pour les plus défavorisés, sous condition de ressources,
à une couverture complémentaire gratuite, avec dispense d'avance
des frais (" tiers-payant ")
Le premier volet , pour la Couverture de base, améliore l'accès
aux soins de personnes en situation de grande exclusion, mais aussi de nombreuses
personnes momentanément ou durablement dépourvues de droit à
l'assurance-maladie.
Il simplifie également nombre de situations, en posant le principe
de la continuité des droits : une caisse ne pourra cesser de verser
les prestations que si une autre caisse prend le relais à un autre
titre ou si l'assuré quitte le territoire national.
La loi sur la CMU prévoit pour les personnes affiliées à
l'assurance personnelle qui est supprimée une affiliation au régime
général sur critère de résidence. Seuls les assurés
dont les revenus fiscaux dépassent un seuil , paieront une cotisation,
calculée sur les revenus excédant ce seuil.
Le second volet , la création d'une couverture complémentaire
gratuite, au titre de la solidarité nationale, s'ajoute à la
prise en charge des soins par l'assurance maladie. Cette réforme touche
les 10 % les plus défavorisés de la population, répondant
à des critères de ressources et de résidence.
