Une
circulaire précise le traitement social des contributions
patronales aux indemnités versées en cas de rupture du contrat
de travail
Pour parachever la mise en œuvre de la rupture conventionnelle
du contrat de travail et du contrat à durée déterminée à
objet défini définies dans la loi
du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail,
la circulaire
N°DSS/DGPD/SD5B/2009/210 du 10 juillet 2009 précise
le régime social des indemnités de rupture versées par l’employeur
à cet effet. Elle vient également clarifier le traitement
social des indemnités versées à l’occasion de la rupture
du contrat de travail lorsqu’elles dépassent trente fois
le plafond annuel de la sécurité sociale selon la loi
de financement de la sécurité sociale pour 2009.
En application de l’article 5 de la loi du 25 juin 2008
portant modernisation du marché du travail, à l’occasion
du versement d’une rupture conventionnelle, le salarié doit
percevoir une indemnité dont le montant ne peut être inférieur
à celui de l’indemnité légale de licenciement.
Le traitement social de cette indemnité de rupture prévu
désormais au 12ème
alinéa de l’article L.242-1 du code de la sécurité sociale,
est identique à celui applicable en matière fiscale, soit
une exclusion d’assiette des cotisations de sécurité sociale
dans la limite la plus élevée de deux plafonds, si l’indemnité
a été versée à un salarié n’étant pas en droit de bénéficier
d’une pension de retraite d’un régime légalement obligatoire.
Par ailleurs, en application de l’article
6 de la loi du 25 juin 2008 susvisée, le contrat à durée
déterminée à objet défini est institué pour une durée de
cinq ans à compter du 27 juin 2008. L’indemnité versée à
cet effet doit être au moins égale à 10% de la rémunération
totale brute du salarié. Dans tous les cas, précise la circulaire,
l’indemnité est assujettie dès le premier euro, aux cotisations
et contributions de sécurité sociale.
Enfin, la circulaire tire les conséquences de l’article
14 de la loi du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité
sociale pour 2009 qui assujettit aux cotisations et contributions
de sécurité sociale dès le premier euro, toute indemnité
de départ qui dépasse trente fois le plafond annuel de la
sécurité sociale. Pour l’appréciation du franchissement
de ce seuil, il doit être fait masse de toutes les indemnités
au sens du 3ème
alinéa de l’article L.741-10 du code rural et du 12ème
alinéa de l’article L.242-1 du code de la sécurité sociale,
liées à la rupture du contrat de travail et à la cessation
forcée des fonctions de mandataire social.
Entrée en vigueur
Pour la rupture conventionnelle, le dispositif est applicable
depuis le 20 juillet 2008, lendemain de la parution au journal
officiel du décret
n°2008-715 du 18 juillet 2008 portant diverses mesures
relatives à la modernisation du marché du travail.
Il est applicable à compter du 27 juin 2008, lendemain
de la parution au journal officiel de la loi du 25 juin
2008 portant modernisation du marché du travail, pour le
contrat à durée déterminée à objet défini.
Concernant les indemnités supérieures à 30 fois le plafond
annuel de la sécurité sociale, le dispositif est en application
depuis le 1er janvier 2009. |