Dans le cadre des réformes
destinées à promouvoir l’emploi et à
dynamiser le dialogue social notamment en matière
de revenus du travail, les pouvoirs publics ont choisi de
mettre en place un mécanisme de conditionnalité
des principaux allègements et exonérations
de cotisations patronales de sécurité sociale.
Ce mécanisme fait l’objet
des articles 26 et 27 de la loi du 3 décembre 2008
en faveur des revenus du travail. Le premier article prévoit
un mécanisme de conditionnalité s’appréciant
au niveau de l’entreprise. Le second article instaure
un dispositif de conditionnalité par rapport à
la situation des grilles salariales au regard du SMIC et
se situe au niveau de la branche.
La
circulaire n°DSS/5B/DGT/2009/145 du 29 mai 2009 relative
à la mise en œuvre du mécanisme de conditionnalité
des allègements de cotisations sociales apporte
les précisions utiles à la mise en œuvre
du mécanisme de conditionnalité au niveau
de l’entreprise.
La circulaire explicite les conditions
dans lesquelles les employeurs qui n’auront pas respecté
l’obligation d’engager annuellement une négociation
sur les salaires effectifs verront le montant des allègements
généraux de cotisations dont ils bénéficient
au titre de cette année, ou des dispositifs spécifiques
d’exonérations qui s’y substituent dans
certaines zones, réduits de 10%. Par ailleurs, en
cas de non respect de leur obligation pendant trois années
consécutives, cette réduction est alors portée
à 100% faisant ainsi perdre à l’employeur
le bénéfice de ces allègements.
Les dispositions de l’article
26 de la loi du 3 décembre 2008 en faveur des revenus
du travail s’appliquent depuis le 1er janvier 2009.
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