La CIRCULAIRE
N°DSS/5B/2009/29 du 29 janvier 2009 relative à
la prime exceptionnelle instaurée par l'article 2
de la loi n° 2008-1258 du 3 décembre 2008 en
faveur des revenus du travail apporte les précisions
relatives à la mise en œuvre la prime exceptionnelle
d'intéressement d'un montant de 1 500 € maximum.
Champ d’application
La circulaire définit d’abord
les entreprises et les bénéficiaires concernés.
Il s’agit des entreprises ayant conclu un accord d’intéressement
ou un avenant à cet accord entre le 4 décembre
2008 et le 30 juin 2009 à l’ensemble de leurs
salariés.
La circulaire précise ensuite
les deux conditions d’attribution de cette prime exigées
par la loi.
D’une part, elle ne peut se substituer
à aucun élément de rémunération
au sens de l’article
L.242-1 du code de la sécurité sociale,
ce qui englobe les augmentations de rémunération
et les primes conventionnelles.
D’autre part, pour la répartition
de la prime, l’employeur a le choix entre procéder
à une répartition uniforme de la prime en
attribuant le même montant à l’ensemble
des salariés, ou appliquer la même répartition
que celle retenue par l’accord d’intéressement
ou son avenant.
Dans cette dernière hypothèse,
l’employeur peut réintégrer dans le
champ de la prime, certains salariés ou établissements
qui auraient été exclus du champ d’application
de l’accord d’intéressement.
Le montant maximal de 1 500 € s’entend
du montant brut avant précompte de la CSG et de la
CRDS, et signifie la réintégration de la prime
dans l’assiette des cotisations de sécurité
sociale en cas de dépassement.
La prime est également prise
en compte pour l’appréciation des plafonds
collectif et individuel prévus à l’article
L.3314-8 du code du travail : le montant global des
sommes versées au titre de l’intéressement
et de la prime exceptionnelle ne doit pas excéder
20% du total des salaires bruts ; le montant versé
à un même bénéficiaire ne peut
quant à lui excéder la moitié du plafond
annuel de la sécurité sociale, au titre d’un
même exercice.
Régime social et fiscal
La prime exceptionnelle est exemptée
de l’assiette de sécurité sociale et
est donc exonérée de toute une série
de contributions : cotisations de sécurité
sociale, cotisations de retraite complémentaire,
cotisations d’assurance chômage, contribution
solidarité autonomie, versement de transport, cotisations
et contributions dues au FNAL, taxe d’apprentissage,
participation employeurs à la formation professionnelle
continue, participation employeurs à l’effort
de construction, taxe sur les salaires.
Elle est assujettie à la CSG
au titre des revenus d’activité (après
réduction forfaitaire de 3% au titre des frais professionnels)
et à la CRDS.
Elle est assujettie à la contribution
patronale dite « forfait social » de 2%
instaurée par l’article 13 de la loi de financement
de la sécurité sociale pour 2009.
La prime exceptionnelle est enfin assujettie
à l’impôt sur le revenu.
Entrée en vigueur
Le dispositif est applicable à
compter du 5 décembre 2008, lendemain de la publication
au journal officiel de la loi en faveur des revenus du travail. |