Les trois décrets
relatifs aux aides personnelles au logement (allocation de logement familiale
(ALF), allocation de logement à caractère social (ALS),
aide personnalisée au logement (APL)) sont pris en application,
notamment, de l’article 98 de la loi
de programmation de cohésion sociale du 19 janvier 2005.
Ils ont pour objet de renforcer les dispositifs de prévention
des expulsions soit en cas d’impayés de loyer dans le cadre
d’un plan d’apurement de la dette locative, soit en cas de
résiliation de bail dans le cadre de la signature d’un protocole.
Ainsi, il est prévu d’assouplir les règles de maintien
de l’aide au logement en cas d’impayé de loyer avant
résiliation de bail. Même en cas de difficultés d’apurement
de la dette, dès lors que le locataire paye le loyer courant, l’aide
peut-être versée.
De plus, en application de l’article 98, il est prévu de
maintenir le bénéfice de l’aide personnelle au logement
lorsque le bailleur et l’occupant, dont le bail a été
résilié, signent un protocole d’accord entre le bailleur
et l’occupant du logement comprenant un plan d’apurement de
la dette et comportant des engagements réciproques.
L’occupant s’engage à payer régulièrement
l’indemnité d’occupation et les charges telles que
fixées dans la décision judiciaire et à apurer sa
dette locative en respectant les modalités d’un plan d’apurement
approuvé par la commission compétente pour assurer le maintien
du versement de l’aide en cas d’impayés : la commission
départementale des aides publiques au logement pour l’APL,
la caisse d’allocations familiales ou de mutualité sociale
agricole en cas de versement d’allocation de logement. Quant au
bailleur, il s’engage à renoncer à la procédure
d’expulsion et à signer un bail à l’issue du
protocole, sous réserve du respect des engagements de l’occupant.
Les décrets rappellent l’obligation de validation du plan
d’apurement par l’organisme payeur en préalable à
la signature du protocole. Cette mention vise à éviter la
présentation de plans d’apurement irréalistes et,
surtout, à déclencher au plus vite le versement de l’aide
personnelle au logement.
Ils prévoient que le rappel d’aide peut être versé
soit en une fois, si la dette ou le montant du rappel sont peu élevés,
soit par fractions semestrielles sous réserve de la bonne exécution
du plan d’apurement.
Les dispositions du maintien de l’aide en cas de renégociation
du plan d’apurement sont également réglementées.
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