Les chômeurs reprenant
une activité et les détenus récemment libérés
voient leurs droits en matière d’assurance maladie s’améliorer
depuis la parution au Journal Officiel de deux décrets.
Concernant les anciens chômeurs, le décret du 22/11/06 leur
permet lorsqu’ils reprennent une activité, de maintenir leurs
droits à l’assurance maladie.
La Loi de Financement de la sécurité sociale pour 2006 a
ainsi aménagé une période de transition, entre la
période de chômage qui garantit le maintien des droits à
l’assurance maladie, et la reprise d’une activité où
l’ancien chômeur devait attendre un certain délai avant
de pouvoir bénéficier à nouveau de l’assurance
maladie. Cette période de transition qui permet le maintien des
droits à l’assurance maladie, est fixée à trois
mois à compter de la reprise d’activité.
Cette mesure permet notamment le maintien des droits au congé maternité
des anciennes chômeuses dont la situation difficile avait été
dénoncée par le Comité européen des droits
sociaux. C’est également une mesure incitative à la
reprise d’une activité, puisque les chômeurs ne sont
plus pénalisés lorsqu’ils retrouvent un emploi.
Concernant les anciens détenus, le décret du 24/11/06 permet
aux personnes ayant été incarcérées de retrouver
les droits aux prestations en espèces (indemnités journalières,
invalidité et maternité) dont elles bénéficiaient
avant leur détention, et qu'elles avaient perdues du fait de leur
incarcération.
Auparavant, une personne incarcérée était affiliée
au régime des détenus dès son incarcération.
Ce régime particulier, rattaché au régime général,
prévoyait uniquement la prise en charge des prestations en nature
de l’assurance maladie et maternité. La perte pour le détenu
des droits aux prestations en espèce était immédiate.
Ainsi, une journée d’incarcération suffisait à
entraîner la perte de tous les droits aux prestations en espèce
acquis antérieurement, que cette incarcération soit provisoire
ou pas. Le jour de sa sortie, le détenu libéré ne
bénéficiait d’aucun droit aux prestations en espèces
et devait reprendre une activité professionnelle pour s’ouvrir
de nouveaux droits.
La loi de Financement de la sécurité sociale pour 2006 a
permis aux personnes libérées de retrouver le droit aux
prestations en espèces dont elles bénéficiaient avant
leur incarcération. Le décret paru le 24 novembre 2006 a
permis de préciser les conditions d’applications de la loi
: la durée maximale d’incarcération, ouvrant droit
au bénéfice des prestations en espèces lors de la
sortie de prison, est fixée à 12 mois. D’autre part,
la durée du maintien des droits aux prestations en espèces
en cas d’absence de reprise d’activité professionnelle
est fixée à 3 mois.
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