L’ordonnance
n° 2004-605 du 24 juin 2004 simplifiant le minimum vieillesse
a prévu de remplacer, pour les nouvelles
attributions, les anciennes prestations constitutives
du minimum vieillesse – une dizaine dont certaines
n’enregistrent plus de nouveaux allocataires - par
une allocation unique, l’allocation de solidarité
aux personnes âgées (ASPA).
Les modalités d’application de ce nouveau
dispositif sont fixées par les décrets n°
2007-56 et n° 2007-57 du 12 janvier 2007. Les règles
applicables pour l’ASPA reprennent toutefois très
largement celles qui régissaient le dispositif antérieur.
Ainsi l’allocation est servie aux personnes âgées
de plus de 65 ans (ou de 60 ans en cas d’inaptitude
au travail), soit par la caisse de retraite qui sert au
demandeur un avantage de retraite de base, soit par un service
spécifique géré par la Caisse des dépôts
et consignation, lorsque la personne ne relève d’aucun
régime d’assurance vieillesse en France.
Elle est versée sous condition de résidence
en France ou dans les départements d’outre-mer,
et de ressources de la personne ou du couple, qu’il
s’agisse de conjoints, de concubins ou de partenaires
liés par un pacte civil de solidarité.
Son montant et égal à la différence
entre ces ressources et le plafond fixé, au 1er janvier
2007, à 7 635,53 € par an pour une personne
seule et 13 374,16 € par an pour un couple. Le montant
maximal qui peut être servi reste inchangé
par rapport à l’ancien minimum vieillesse,
puisqu’il est égal à la somme des anciennes
prestations (allocation aux vieux travailleurs salariés
(AVTS) et allocation supplémentaire vieillesse) (7
455,30 € par an pour une personne seule, 13 374,16
€ par an pour un couple au 1er janvier 2007).
Enfin, cette allocation reste récupérable
en partie sur les successions dépassant 39 000 €.
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