Est-ce que la Sécurité sociale fait de la prévention ?

SECURITE SOCIALE - 01.04.2019 illustration--dominos-multicolor

 

 

L'essentiel

 

La mission de la Sécurité sociale est de protéger les individus face aux différents risques de la vie. Pour cela elle les aide bien sûr à y faire face lorsqu’ils y sont confrontés, mais elle porte aussi une attention particulière à la prévention. Comme chacun sait, mieux vaut prévenir que guérir !

 

De nombreuses actions sont ainsi menées, notamment pour promouvoir les comportements qui permettront de rester en bonne santé mentale et physique tout au long de sa vie. Qu’il s’agisse par exemple de campagnes d’information, de vaccination gratuite, ou encore d’aide au sevrage tabagique, la Sécurité sociale met en place de nombreuses actions de prévention. C’est vrai aussi sur le plan de la santé au travail, afin d’éviter les accidents et maladies professionnelles. Ou encore sur le plan social, où l’accompagnement humain permet de détecter les personnes en risque de désinsertion professionnelle ou sociale et de les aider.

 

Cette politique de prévention, élaborée par le ministère de la Santé, a été formalisée dans le cadre de la Stratégie nationale de santé (2018-2022) dont elle constitue le premier axe. Il définit les priorités en 25 mesures-phares, classées selon quatre grands âges de la vie :

  • Une grossesse en pleine santé et les 1 000 premiers jours
  • La santé des enfants et des jeunes
  • La santé des adultes de 25 à 65 ans : vivre en bonne santé
  • Bien vieillir et prévenir la perte d’autonomie

 

 

Les mesures-phares de la prévention

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La prévention au coeur de la stratégie nationale de santé

 

 

Le Gouvernement se mobilise en faveur de la promotion de la santé

 

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Cette définition de l’OMS conduit à se poser la question plus large de la qualité de vie, à tous les âges de la vie. De nombreux facteurs contribuent à améliorer ou dégrader la santé : qualité de l’alimentation, expositions environnementales, comportements à risque, parcours éducatif, habitat, activité physique… tous ont un impact sur l’état de santé.

 

Dès lors, c’est l’ensemble des politiques publiques qu’il convient de mobiliser pour favoriser le bien-être et la santé de la population. L’OMS recommande ainsi une approche globale de la santé en impliquant toutes les politiques publiques dans les enjeux de santé. Cette mobilisation gouvernementale a été au cœur de l’élaboration de la Stratégie nationale de santé 2018 - 2022 qui a fait l’objet d’une consultation publique et dont le premier axe a mis en avant le besoin d’investir prioritairement dans la promotion de la santé et dans la prévention. Les indicateurs le montrent, c’est au niveau de l’espérance de vie en bonne santé et au niveau de la mortalité prématurée évitable que se trouvent les marges de progression les plus importantes.

 

 

Obtenir un environnement favorable à la santé aux différents âges de la vie

 

Parce que les interventions doivent être les plus précoces possibles et adaptées aux caractéristiques des groupes de population, la priorité donnée à la Prévention se concrétise dans un ensemble d’actions qui prend en considération l’individu et son environnement dans son parcours de vie, pour « rester en bonne santé tout au long de sa vie ».

 

  • Une grossesse en pleine santé et les 1 000 premiers jours
  • La santé des enfants et des jeunes
  • La santé des adultes de 25 à 65 ans : vivre en bonne santé
  • Bien vieillir et prévenir la perte d’autonomie

 

Pour chaque période de vie, le plan détaille les mesures permettant d’obtenir un environnement favorable à la santé. L’objectif de ces mesures est également de développer une culture commune de la prévention en santé, au sein du Gouvernement et plus largement une culture partagée par tous les Français. Il s’agit en effet de permettre à chacun de devenir acteur de sa propre santé, en adoptant les bons réflexes dès le plus jeune âge, en étant mieux informé, en bénéficiant de nouvelles possibilités de dépistage par exemple et ce, en fonction de son âge, de ses conditions de vie et bien sûr de son état de santé.

 

Ces actions sont évolutives et seront adaptées tout au long du quinquennat, pour consolider l’action du gouvernement, pour les Français à chaque étape de leur vie.

 

Au total, les actions de Priorité Prévention représentent un investissement de 400 millions d’euros pour 5 ans.


 

Pour aller plus loin

 

Le dossier de presse « Priorité Prévention » du comité interministériel sur la Santé